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MAYOTTE : le 27 avril, une journée pour faire vivre la mémoire de Mayotte

today28 avril 2026 5

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Mayotte commémore la fin de l’esclavage, entre cérémonies et festivités. L’occasion aussi de réfléchir aux enjeux de la transmission de l’histoire de l’île.

Cette journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage a débuté par une cérémonie, un dépôt de gerbe à neuf heures ce matin devant la Stèle du jardin du département région. Un geste symbolique, qui place cette journée sous le signe de la transmission.

À dix heures, le vernissage d’une exposition sur le mrenge à l’hémicycle Younoussa Bamana était l’occasion mettre en valeur l’héritage culturel de Mayotte. Plus festive, l’après-midi sera consacrée à un carnaval sur le thème du mariage à partir de 13 heures. Le cortège partira du lycée Banama, pour une arrivée place de la République à Mamoudzou. À partir de 15 heures, les costumes feront place à la danse.

Un travail de mémoire nécessaire

À l’occasion de cette journée, Zouhourya Mouayad Ben, 4ème vice-présidente du conseil départemental, chargée des sports, de la culture et de la jeunesse, a livré ses impressions sur la transmission de la mémoire de l’île, l’un des grands enjeux de cette journée : « le travail de commémoration commence d’abord dans les familles, c’est aux parents aussi de transmettre leur histoire aux enfants ». L’élue travaille également au renforcement de l’enseignement de l’histoire de Mayotte dans le cadre scolaire : « les jeunes nous disent qu’ils ne connaissent pas leur histoire » raconte-t-elle, en déplorant le manque de manuels pour transmettre cette histoire. En collaboration avec les autorités, des progrès pour avancer sur cette voie sont d’ailleurs engagés : « Il y a un travail qui est fait dans les établissements scolaires avec le rectorat mais qui est à renforcer ».

« Le mot le plus important en ce moment c’est transmettre », explique encore l’élue, qui voit en cette question un enjeu de société global : « Transmettre ce que nous connaissons, notre valeur, notre richesse culturelle à la population de manière globale, que ce soit les enfants ou même les adultes, parce qu’il y en a qui arrivent sur le territoire mais qui doivent également comprendre l’histoire de Mayotte, connaître l’histoire des Mahorais et les respecter ». Elle souligne également que la question du travail pédagogique et de l’enseignement de l’histoire locale est aussi prise en charge par les intercommunalités et des associations, un travail nécessaire pour pérenniser la transmission de la mémoire en dehors des dates événements.

Écrit par: Mayottefm

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