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play_arrowMayotte FM – 92.6 & 95.1 Mhz Des hits et de la musique mahoraise 🇾🇹
Le Salon du tourisme, qui se tient du 12 au 14 septembre sur la Place de la République à Mamoudzou, met en lumière la diversité des savoir-faire mahorais. Artisanes et entrepreneurs y exposent leurs créations, entre héritage culturel et initiatives contemporaines. Rencontre avec deux figures qui incarnent cette richesse.
Taambati Abdou consacre sa vie à préserver et transmettre les traditions de Mayotte. Elle confie que son objectif est de » sauvegarder les cultures qui se perdent, par exemple le msindzano, les colliers de jasmin, ou encore la cuisine et l’artisanat d’art « .
Revenue sur l’île en 1985, elle s’étonne alors du manque de valorisation du savoir-faire des femmes. « Chacune brodait pour soi, préparait son trousseau ou son mariage, mais personne n’imaginait en faire une activité« , se souvient-elle. C’est grâce à ce constat, qu’elle commence à rassembler, de village en village, des artisanes qui maîtrisent la couture, la broderie ou la préparation d’épices. Ensemble, elles forment un collectif à Bouéni, puis à Mbouanatsa, où une maison artisanale existe encore aujourd’hui
À quelques stands de là, la boutique » Les fleurs d’Imane 101 » attire le regard avec ses bouquets. L’aventure a débuté en 2020 pour Saoudat Ousseni. La fondatrice raconte qu’avec sa famille, ils passaient beaucoup de temps dans leur plantation. » Avec toutes ces fleurs, on s’épanouissait dans un beau jardin. Alors on s’est dit, pourquoi ne pas proposer de belles créations et en faire profiter aux autres « , raconte-t-elle.
Aujourd’hui, son activité allie production locale et importation de fleurs qui ne poussent pas à Mayotte, comme les lys ou les roses. » On ne peut pas produire comme les professionnels, d’où le choix d’importer. Mais on associe toujours nos bouquets à un feuillage venant de notre plantation à Kawéni « , précise Saoudat Ousseni.
Sa clientèle est variée, même si les femmes restent majoritaires, les hommes n’hésitent pas à lui acheter des bouquets pour les mariages, anniversaires ou encore d’autres évènements. Insistant surtout sur la valeur symbolique de son métier, elle explique que » C’est le fait de pouvoir procurer de la joie, offrir aux Mahoraises des fleurs dans un environnement parfois morose. On se rend bien compte que lorsqu’on livre un bouquet, on transmet un peu de bonheur. «
Écrit par: Mayottefm

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