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MAYOTTE: Solène Anson : « Avec Diaze, j’ai voulu porter un message de paix sur Mayotte »

today26 décembre 2025 35

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Solène Anson : J’ai rencontré Diaze Abdou sur les réseaux sociaux, alors que je venais d’arriver sur l’île pour une mission de deux mois à Mayotte, pour une chaîne de télévision, en 2023. Je cherchais à profiter des activités proposées sur le territoire, et Diaze, membre d’une association de randonnée, m’a alors proposé de venir marcher avec lui.

Au départ, je souhaitais mettre en avant différents acteurs du territoire, hôteliers, agriculteurs, pêcheurs, puis j’ai eu envie de révéler les défis et les espoirs d’une jeunesse engagée. Diaze, âgé de 25 ans, s’est imposé comme une évidence. Sur ses réseaux sociaux, ses images de drone de Mayotte étaient splendides ; cela m’a donné l’idée d’en faire un film.

C’est aussi quelqu’un de très ouvert et bienveillant. À travers son regard, je raconte son quotidien et dresse le portrait sensible et attachant d’un jeune Mahorais. Le film aborde également des thématiques comme la transmission culturelle, la sécheresse, la déforestation et les difficultés économiques, tout en célébrant l’entraide et l’envie d’un avenir solidaire. Diaze fait tout simplement partie de cette nouvelle génération tournée vers l’avenir.

lire aussi : Diaze, un regard sur Mayotte : le documentaire de Solène Anson primé sur trois continents

Il est également Comorien, arrivé d’Anjouan avec sa mère à l’âge de trois mois. On connaît les relations tendues et parfois violentes entre Comoriens et Mahorais. J’ai donc voulu, à travers ce documentaire, apaiser les tensions et porter un message de paix. Je trouvais cette approche originale, et je suis heureuse que les festivals l’aient perçue. Les médias se focalisent souvent sur la politique, mais je reste persuadée que le monde peut changer. En tant que réalisatrice, il faut savoir être créative et laisser parler son imagination. L’Afrique a un potentiel immense ; ce fut un véritable régal de réaliser ce film.

Le film a été tourné trois mois avant le passage du cyclone Chido. Comment vivez-vous le fait que votre documentaire soit devenu, en quelque sorte, la mémoire d’un Mayotte qui n’existe plus ?

Solène Anson : Avant le cyclone Chido, les problématiques étaient déjà présentes. Mais je me dis aujourd’hui que j’ai eu énormément de chance de réaliser ce documentaire avant son passage. J’ai vu beaucoup de films tournés après Chido, et celui de Diaze porte une lumière unique et authentique que l’île mettra du temps à retrouver.

C’est pour cette raison qu’il est important de le partager à l’échelle internationale : pour s’en inspirer et contribuer à reconstruire un Mayotte encore plus beau.

Vous abordez des sujets lourds, sécheresse, insécurité, menaces environnementales, tout en laissant une place à l’espoir. Comment avez-vous trouvé cet équilibre dans l’écriture et le montage ?

Solène Anson : J’ai tout simplement donné la parole aux habitants, sans clichés ni préjugés. L’atout du documentaire réside dans son approche dépassionnée. Le film explore aussi la question de l’identité sans entrer dans les polémiques, notamment à travers le regard d’un jeune Comorien ayant vécu toute sa vie dans le département.

Tous évoquent ces sujets lourds, mais les relativisent toujours. Je dirais que les Mahorais ont l’habitude de ces difficultés : ils vivent avec au quotidien, malgré la sourde oreille des dirigeants et des élus. J’ai également voulu relativiser en mettant en lumière les atouts de ce petit coin de paradis. Je suis restée à l’écoute et apporter quelques touches d’humour avec eux.

Le film est récompensé à la fois pour sa dimension environnementale et pour sa contribution au cinéma africain. Ces deux reconnaissances vous semblent-elles complémentaires ?

Écrit par: Mayottefm

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