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ans quelques jours, deux syndicats intercommunaux majeurs sur le territoire (eau et gestion des déchets) disposeront de tous leurs représentants et leurs présidents. En attendant, une bataille féroce a lieu dans les intercommunalités. C’est le cas dans la communauté d’agglomération du Grand nord de Mayotte, où l’équipe de Saïd « Raos » Ahamadi a pris le pouvoir, il y a un mois. Depuis le 12 avril, c’est ainsi une élue de sa majorité, Roukia Kassidi, qui assure la présidence de la CAGNM.
Déçu d’avoir peu de sièges au bureau (la majorité de M’tsamboro n’a aucune vice-présidence par exemple), les nouveaux élus Les Républicains rongent leur frein. De fait, le fonctionnement de cette agglomération est fondé sur la proportionnelle, chaque commune dispose d’un nombre de conseillers en fonction de sa population. Avec vingt élus (seize de la majorité et quatre de l’opposition), Koungou en compte autant que toutes les autres communes réunies (Acoua, M’tsamboro et Bandraboua). « La composition de la répartition des sièges au sein de l’intercommunalité confère à la commune de Koungou, par le nombre de ses conseillers, une position dominante qui s’apparente à une tutelle de fait sur les communes membres », déplore d’ailleurs Bandraboua ya Meso, le parti d’Abdou-Lihariti « Maradona » Antoissi.
Cette situation entraîne donc de la frustration chez Les Républicains de M’tsamboro et Bandraboua. Elle s’est matérialisée de nouveau, ce lundi, au siège de la CAGNM, à Bouyouni. Les maires des deux communes, respectivement Chafion Nourdine et Abdou-Lihariti « Maradona » Antoissi, ont choisi de quitter le conseil avant que les délégués au Lema et Sidevam ne soient désignés.
Un choix « imposé »
Une réunion de travail organisée ce dimanche devait pourtant permettre d’obtenir un consensus sur les huit conseillers (deux par commune), mais cela n’a pas abouti. « Les communes de Bandraboua et M’tsamboro ont demandé que, dans un souci d’équité et de respect du travail commun, chaque maire puisse désigner ses deux délégués librement. Cette demande visait à compenser les exclusions déjà constatées lors de la composition du bureau. Koungou a refusé, préférant user de son effet majoritaire pour imposer le choix des délégués selon ses propres critères* », regrette la majorité de Bandraboua.
Elle qualifie de « diktat » et de « dérive autoritaire » les choix opérés par Koungou, tandis que l’absence des deux maires empêche la désignation d’aller à son terme. « Ce retrait n’est pas anodin : il constitue un signal fort adressé à l’intercommunalité et à ses partenaires institutionnels. Les élus concernés appellent à un fonctionnement respectueux de l’égalité entre communes et à une gouvernance fondée sur la concertation et non sur la seule loi du nombre », poursuit le communiqué.
Le combat dans le Grand nord de Mayotte s’inscrit dans une bataille plus large pour les présidences des syndicats. Au Lema par exemple, la candidature du maire de M’tsangamouji, Saïd Maanrifa Ibrahima (LR), nécessite assez de délégués de son bord, face à Hanima « Roukia Lahadji » Ibrahima, la maire de Chirongui.
*Joint par téléphone, Saïd « Raos » Ahamadi n’a pas répondu.
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Écrit par: Mayottefm
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